Guérir le climat et le remède climatique en Allemagne

Certains l’ont, beaucoup l’utilisent : le climat de guérison. Cependant, seulement une cinquantaine de stations thermales et de loisirs sur un total de plus de 6 000 en Allemagne peuvent se vanter du titre de station thermale de climat de guérison. Le label de qualité, qui est attribué par l’association allemande des stations thermales DHV et l’association allemande du tourisme DTV, est lié à des critères stricts. Par conséquent, seuls les endroits dont la qualité de l’air est régulièrement contrôlée et qualifiée par un avis d’expert du service météorologique allemand, entre autres, peuvent bénéficier d’un “climat de guérison”. Les autres stations thermales, stations balnéaires, stations climatiques et stations balnéaires sont également soumises à des critères contrôlés dans leurs catégories, à l’aide desquels la structure et la qualité doivent être garanties localement.

Des stations thermales de tradition

Les stations thermales et les cures ont une longue tradition en Allemagne. Qu’il s’agisse de bains minéraux ou de tourbe, de cures Kneipp ou de la cure thermale du lac : depuis des centaines d’années, les gens utilisent les pouvoirs curatifs de l’eau chaude riche en minéraux et de l’air frais et non pollué du lac et des forêts pour se détendre et promouvoir la santé.

Le bioclimat dans la ville

La majorité de la population vit dans des villes densément peuplées, avec un bioclimat polluant. Le développement urbain empêche les courants d’air qui peuvent emporter les polluants et les irritants et les filtrer, par exemple, à travers le feuillage des forêts environnantes.

Ce n’est donc pas sans raison que les “poumons verts”, c’est-à-dire les ceintures vertes généreusement aménagées dans les centres-villes, jouent aujourd’hui un rôle majeur dans la planification urbaine. La brume au-dessus des villes réduit le rayonnement UV biologiquement efficace et important en hiver et provoque souvent des difficultés respiratoires et des problèmes de circulation en été en raison du smog et des niveaux élevés d’ozone.

Les loisirs à la campagne

Il n’est donc pas étonnant que de nombreuses personnes puissent être aidées par des exercices ciblés à l’air frais et propre.  Les différences entre les climats sont utilisées pour améliorer la santé de manière ciblée grâce à l’interaction du soleil, de l’air, de l’eau et de la teneur en minéraux.

Premier climat

Les caractéristiques d’un climat sont divisées en facteurs de protection, de stimulation et de stress. Par exemple, la pureté de l’air et l’augmentation de la teneur en vapeur d’eau, dite aérosol, qui a un effet positif surtout en mer en raison de la teneur plus élevée en sel. Dans les stations thermales qui ne bénéficient pas du climat maritime, les clients des stations thermales trouvent souvent des maisons dites de graduation, où de l’eau riche en minéraux s’écoule sur un réseau de broussailles. L’évaporation naturelle augmente considérablement la teneur en sel de l’air. Les chemins autour des maisons de diplômes, souvent appelés à tort “salines”, servent d’installations d’inhalation.

En revanche, le vent et la température de l’air sont considérés comme des facteurs irritants. La tâche du médecin traitant lors d’un séjour en station thermale est d’ajuster individuellement les facteurs de protection, de stimulation et de stress du patient et de développer ainsi un traitement équilibré et favorable à la santé. À cette fin, le médecin doit être qualifié de “médecin de station thermale” et consolider ses qualifications par des mesures de formation continue.

La thérapie par la lumière du soleil en haute montagne

Comme le rayonnement solaire est plus fort en haute montagne à des températures relativement basses qu’en plaine, la thérapie solaire (héliothérapie) y est particulièrement efficace.

Un séjour en haute montagne est particulièrement utile en cas d’asthme allergique car il n’y a pratiquement pas de pollen et la bonne qualité de l’air a un effet positif sur les organes respiratoires. La faible teneur en oxygène de l’air améliore la respiration. Associé à la bonne qualité de l’air, cela a un effet positif sur le nez, les poumons et les bronches. C’est pourquoi il existe également plusieurs sanatoriums et cliniques pulmonaires spécialisées dans ces régions. Une cure de haute montagne convient également pour les maladies cardiovasculaires et cutanées.

Climat de forêt avec des bulles de saumure

Le climat des stations thermales dans les basses montagnes, les forêts et les paysages de collines est particulièrement doux et peu irritant. Le climat particulier des forêts offre notamment un spectre de température plus équilibré, car il y fait plus frais le jour et plus chaud la nuit que dans les régions sans bois. La forêt fournit de l’air frais et propre et offre également une protection adéquate contre le vent. De nombreuses stations thermales sont non seulement joliment intégrées dans de grandes zones forestières, mais elles possèdent également des sources de saumure naturelle qui sont utilisées à des fins thérapeutiques.

Le climat thermal des basses chaînes de montagnes et des zones forestières est particulièrement adapté aux soins de santé généraux, à la rééducation après des maladies graves, aux maladies cardiovasculaires, respiratoires et rhumatismales.

Guérir le brouillard côtier

Sur la côte, le climat de guérison est dû au sel de mer et à l’air pur. De plus, l’intensité des rayons du soleil est renforcée par la mer. Lors d’un séjour de cure à la côte, la thérapie climatique et la balnéothérapie sont combinées. Les patients souffrant d’inflammations chroniques des muqueuses, de maladies respiratoires et cardiovasculaires et de maladies de la peau bénéficient du climat marin.

L’effet curatif de la mer du Nord provient non seulement du climat, mais aussi de l’iode et d’autres minéraux vitaux contenus dans les vasières. À marée basse, la brise marine sans pollen balaie ces zones et transporte les minéraux bénéfiques pour la santé vers le continent. La forte houle crée un fort ressac qui fait tourbillonner les aérosols anti-inflammatoires dans l’air. Une promenade en mer peut donc facilement soulager vos problèmes respiratoires : Il suffit d’inhaler l’aérosol. Combiné à l’exercice, à une bonne posture et à de meilleures techniques de respiration, un effet curatif s’installe souvent étonnamment rapidement.

L’irrésistible mer Baltique

Dans la mer Baltique, les stimuli climatiques sont réduits et permettent une acclimatation plus lente et une conversion plus prudente de l’organisme. Les températures maximales et minimales de l’air diffèrent moins que dans la mer du Nord. Les autres facteurs climatiques stimulants sont également présents, dans une moindre mesure, dans la mer Baltique. La proportion d’aérosol dans l’air de la mer Baltique est nettement inférieure à celle de la mer du Nord (32 g/l), car la salinité de la mer Baltique n’est que de 12 g/l environ.

Examen continu

Pour les stations thermales en Allemagne, le département médico-météorologique du service météorologique allemand (DWD) prépare des expertises bioclimatiques et d’hygiène de l’air selon les normes de qualité pour les stations thermales et les spas. Les rapports d’expertise servent aux autorités responsables des Länder comme aide à la décision pour l’attribution ou la confirmation des prédicats de station thermale. Les conditions pour être reconnu comme station thermale par le service météorologique allemand sont particulièrement strictes.

En outre, au moins un médecin thermal agréé par la caisse d’assurance maladie et expérimenté en climatologie médicale doit être employé dans une station climatique curative, ainsi qu’un personnel qualifié ayant une formation et une formation continue dans le domaine de la climatothérapie médicale. Les centres de communication et de formation ou les installations pour les événements de promotion de la santé sont également obligatoires selon les directives de l’Association allemande des stations thermales. Les terrains de jeux et les installations sportives sont à ne pas manquer, tout comme un parc thermal et de vastes zones forestières.